25 juin 2010
Métamorphose !
Quelques jours avants, un truc plus marrant :
Dans le couloir de mon immeuble, j'ai surpris un cafard gros comme un pouce que j'ai soigneusement contourné. Histoire d'éviter de répandre ses semences si je l'écrabouillais.
Mais deux jours après, dans le noir, j'ai glissé sur quelque chose.
RIP. Et sandale javelisée.
Moralité de l'histoire :
Inutile d'ignorer le cafard, il finira sous ta chaussure tôt ou tard.
24 juin 2010
Dernier ricanement
Dans une traverse, alors que je promenais le chien, tard dans la nuit: un gabian étalé à
terre. Je le retourne, il est encore chaud. Il a du sang à la tête et au
bec. Son pouls est faible, mais il est encore présent. Sauf que je
sais qu'il va mourir.
Ce que j'avais pris pour un ricanement plus
fort que les autres (les Gabians ont des cris stridents ressemblant aux
ricanements - comme les mouettes) précédemment; était en fait, son hurlement de douleur, quand
il se fracassait au sol.
Va appeler les services qui
s'occupent de ce genre de chose, jusqu'à trouver le bon numéro en
passant par des flics qui savent même pas ce que c'est (pourtant c'est typique de la région):
- Un quoi ?
-
Un gabian.
- C'est quoi un gabian ?
- ... Une mouette.
Autour, des chalands qui ne s'en émeuvent pas plus que d'un : "baaah, c'est dégoutant !".
(Je ne peux pas m'empêcher de me dire: "pas plus que ta bêtise, grognasse")
Au télophone, on m'a redirigé vers une Assoc' (après un dédales de numéros) :
- si elle est encore vivante: on se
déplace, vérifiez pas qu'elle n'a pas un soubresaut ?
- J'ai bien
peur monsieur, que la rigidité cadavérique est commencée, si j'en juge à
ses ailes que je viens de toucher. Bien sûr, je ne suis pas véto, mais
même son corps commence à refroidir. Elle a du vraiment mourir quand je
tâchais de trouver le bon numéro.
Puis aux (aimables et chaleureux) services de la mairie (qui s'occupent des cadavres, je comprends que ce ne soit pas très jouasse) : "quel numéro ? Ok, on ira le chercher. Au revoir."
Hier c'était l'accouplement de jolis papillons jaunes, dans l'herbe. Dans la journée, c'était les hirondelles qui virevoltaient à m'en frôler. Et le soir, un gabian mort.
"Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses
ailes de géant l'empêchent de marcher."
Ps : 24 h après, l'oiseau gît toujours sur le tarmac.









